La claque retentit à travers la pièce. Je venais de lui dire "Je n'ai plus que 2 mois à vivre.". Il a éclaté de rire. Alors, sans réfléchir, je lui ai balancé ma main à la figure. Je le regrettai, mais je ne comptais pas m'excuser, c'était à lui de me demander pardon. Il me regardait, la joue rouge. Il compris que j'étais très sérieuse, il me pris dans ses bras et ne dis plus un mot.
- Pardon, murmura-t-il après un silence.
J'entendais bien que sa voix vacillait, et qu'il était sur le point de pleurer. Alors qu'il fesait deux têtes de plus que moi, j'avais l'impression d'avoir dans les bras un oisillon blessé. Le voir comme ça me faisait mal, alors je pris sa tête entre mes mains et le regarda dans les yeux pour essayer de lui faire un sourire. Je ne réussis pas à sourire, au contraire. je me mis à pleurer aussi. Tout ce que je put faire à ce moment là fut d'embrasser sa joue, de m'excuser de l'avoir gilflé, de lui demander si ça lui faisait encore mal et de le serrer encore plus fort dans mes bras.
1 mois et 28 avaient passé. La date fatidique était prévu pour bientôt. Il venait me voir tout les jours depuis mon admission. Ce matin là, en me réveillant, je regardai autour de moi. Dehors, une matière blanche tombait du ciel. En m'aidant des meubles, je traversai la pièce et ouvris la fenêtre pour passer ma main dehors. Un flocon glacé tomba sur la paume de ma main et s'évanouit. J'avais froid, j'avais mal.
L'après-midi, assise sur mon lit, à regarder les secondes défiler sur la pendule, j'attendais la mort. Mais il arriva, alors je sourit. Quand il était là, je me forçais à sourire, pour ne pas l'inquiéter.
Nous passâmes toute la journée ensemble, à parler, à rire, à jouer comme des enfants de maternelle. Je tentais du mieux que je pouvais de cacher les douleurs que je ressentais de plus en plus souvent. Le soir, il s'endomit sur une chaise à côté de moi. Je fermai aussi les yeux, sachant pertinnement que c'était la dernière fois. La douleur que je ressentais depuis le matin s'accentua d'un coup, me faisant lacher un cri qui le réveilla. En me voyant tordue en deux dans mon lit d'hopital, il appuya sur le bouton pour appeller une infirmière puis me pris la main.
- Ça va aller, me dit-il avec un voix tremblante.
Je fis tout ce que je pouvais pour sourire, mais je sentais bien que tout était fini. J'essayai tant bien que mal de choisir les derniers mots je dirais, ceux dont il se souviendra quand il pensera à moi. Mais tout devenait de plus en plus noir et je sentis ses larmes tomber sur mon visage. J'entendais sa voix, mais je ne comprenait pas ce qu'il disait. Dans un dernier effort, j'approchai mon visage du sien et l'embrassai.
Quand ma tête retomba sur l'oreiller, tout devint noir. Je le sentis poser sa tête à côté de la mienne et l'entendis pleurer. Je n'avais plus mal du tout. A côté de moi, l'horloge sonna minuit.
Mirai