"Crois en moi"
En entendant ces 3 mots sortir de la bouche de Shouta, Yumiko se sentit comme en sécurité, Shouta lui pris ensuite la main autour de laquelle il enroula un bout de son t-shirt qu'il venait de déchirer, il plaça la main de Yumiko au niveau de sa plaie et l'aida a appuyer,
"Yumiko il va falloir que tu maintiennes la pression sur ta plaie, je ne serais pas long."
Yumiko acquiesça d'un léger signe de la tête, elle utilisa le peu de force qui lui restait pour maintenir la pression sur sa plaie, une fois que Shouta vit qu'elle se débrouillait, il se leva et son regard devint sombre alors qu'il se tourna vers Yamato. Shouta fit plusieurs pas et s'approcha de Takumi qui regagnait des forces car Yumiko était dans un état plutôt stable,
"Takumi il va falloir me dire comment me débarrasser de lui."
"Soit en s'attaquant a son passé, soit en faisant en sorte qu'il retourne dans le futur" répondit Takumi qui ne tremblait plus et se sentait mieux.
"Bien" dit Shouta "Je n'aime pas utiliser la violence mais il a décidé de s'attaquer a la mauvaise personne."
Yamato qui avait aussi regagné des forces se mit a rire,
"Vous croyez vraiment pouvoir me battre, je suis meilleur !" il cria en se jetant sur les deux.
Shouta et Takumi n'eurent qu'a se regarder une seule fois et ils surent quoi faire, alors que Yamato donnait furieusement des coups dans tous les sens, tout les deux les évitèrent, ils travaillèrent en équipe ce qui déstabilisa Yamato. Ce dernier se retrouva face a Shouta et profitant d'un moment d'inattention de Shouta il se jeta sur lui, cependant il ne vit pas Takumi le prendre par le coté et lui donner un coup violent. Le choc brutal le fit valser a plusieurs mètres au sol et Yamato ne réagit pas, sonné par le coup. En le voyant immobile, Takumi poussa un soupir de soulagement. Essoufflé, Shouta s'approcha de Takumi et lui donna une accolade,
"Je suis fier de toi Takumi, tu t'es très bien battu."
"Merci, j'ai de qui tenir" il dit en souriant.
Soudain, un bruit de sirène commença a se faire entendre au loin,
"Les secours arrivent enfin" dit Shouta soulagé.
Il jeta ensuite un regard vers Yumiko qui se trouvait quelques mètres plus loin au sol avant de dire,
"Takumi, il ne te reste plus beaucoup de temps si tu veux repartir dans le futur sans aucun problème, vas lui parler."
Takumi le regarda, il le serra fort dans ses bras avant de se précipiter vers Yumiko, son cœur se tordit de douleur en voyant l'état dans lequel Yumiko se trouvait, les yeux de cette dernière s'écarquillèrent en le voyant,
"Takumi..."
"Yumiko... je... je vais devoir repartir dans le futur maintenant..."
Yumiko souleva doucement sa main libre et la posa délicatement sur le visage de Takumi,
"Je suis désolée de m'être énervée Takumi... j'ai dit des choses horribles et je m'en veux tellement..." elle lui dit en se mettant a pleurer doucement.
"Ne t'inquiètes pas je sais, ce n'est rien"
"Pourquoi ne pas me l'avoir dit plus tôt...?" lui demanda Yumiko
"Je... je crois que j'avais peur, je n'ai jamais eu de mère et je ne voulais pas me faire rejeter..." il dit alors qu'une larme coula le long de sa joue. Yumiko l'essuya doucement alors que Shouta s'était rapproché et accroupit a coté d'eux, il replaça sa main sur la plaie de Yumiko la libérant de l'effort. Takumi regarda Shouta et Yumiko,
"Promettez moi de prendre soin l'un de l'autre" il dit entre deux sanglots.
Shouta le serra doucement contre lui alors que ses larmes s'étaient aussi mises a tomber et Yumiko lui tint la main, tout deux avaient vus dans l'expression de Takumi celle d'un enfant fragile qui avait besoin de ses parents. Yumiko le serra une dernière fois contre lui en luttant contre ses larmes,
"Ne pleurs pas, tout iras bien" elle lui dit avec un sourire "Je te le promets."
Takumi les regarda longuement une dernière fois comme pour imprimer leur image dans sa mémoire avant de se diriger vers Yamato toujours inconscient alors que les sirènes étaient proches. Il attrapa Yamato avant de sortir la capsule, il appuya sur un bouton et en un instant un vortex multicolore apparus, Takumi et Yamato furent comme aspirer et en un instant, ils disparurent.